Euclid

En 2020, le satellite européen Euclid quittera la Terre pour une mission hors-norme : cartographier tout un pan de l’Univers, afin de comprendre pourquoi l'expansion de l'Univers s'accélère. Une mission dans laquelle pas moins de dix laboratoires français sont impliqués.

Pourquoi l’expansion de l’Univers s’accélère-t-elle ? Pour tenter de résoudre cette énigme majeure de la physique, l’Agence Spatiale Européenne (ESA) lancera en 2020 le satellite Euclid. Sa mission : caractériser la nature de l’énergie sombre, une forme d’énergie de nature encore inconnue, dont les physiciens pensent qu’elle est à l’origine de l’accélération de l’expansion de l’Univers. Pour percer à jour la nature de cette mystérieuse énergie sombre, Euclid va dresser une cartographie en 3 dimensions de plusieurs centaines de millions de galaxies. En effet, la lumière émise par ces galaxies est déformée par l’interaction gravitationnelle de la matière située entre elles et la Terre : mesurer les déformations présentes sur les images obtenues par Euclid permettra donc de savoir comment cette matière se distribue dans l’Univers, et comment elle évolue dans le temps. Des informations précieuses car elles permettront d'en savoir plus sur cette mystérieuse énergie sombre…

Pour réaliser ce colossal travail de cartographie, Euclid aura à sa disposition un télescope de 4.5 m de longueur doté d’un miroir de 1.2m de diamètre, et deux instruments : VIS (VISible Imager), une caméra de 600 millions de pixels qui fournira des images à très haute résolution de plus d’un milliard de galaxies, et NISP (Near Infrarouge Spectrometer), un spectro-imageur qui cartographiera les grandes structures de l’Univers.  Ces instruments sont développés par un consortium international dirigé par Yannick Mellier (Institut d’Astrophysique de Paris), auquel participent  pas moins de dix laboratoires français (CNRS et CEA) soutenus par le CNES, ainsi que le Centre Spatial de Toulouse.

Ces dix laboratoires français sont le Centre de Physique des Particules de Marseille, le Laboratoire Astrophysique Instrumentation et Modélisation (Saclay), le laboratoire AstroParticules et Cosmologie (Paris), l’Institut d’Astrophysique de Paris, l’Institut d’Astrophysique Spatiale (Orsay), l’Institut de Physique Nucléaire de Lyon, l’Institut de Recherche en Astrophysique et Planétologie (Toulouse), le Laboratoire d’Astrophysique de Marseille, le Laboratoire Lagrange (Nice) et l’Observatoire de Paris.