8 Mars 2017

Euclid

En 2020, le satellite européen Euclid quittera la Terre pour une mission hors-norme : cartographier tout un pan de l’Univers, afin de comprendre pourquoi l'expansion de l'Univers s'accélère. Une mission dans laquelle pas moins de dix laboratoires français sont impliqués.

Pourquoi l’expansion de l’Univers s’accélère-t-elle ? Pour tenter de résoudre cette énigme majeure de la physique, l’Agence Spatiale Européenne (ESA) lancera en 2020 le satellite Euclid. Sa mission : caractériser la nature de l’énergie sombre, une forme d’énergie de nature encore inconnue, dont les physiciens pensent qu’elle est à l’origine de l’accélération de l’expansion de l’Univers.

Pour percer à jour la nature de cette mystérieuse énergie sombre, Euclid va dresser une cartographie en 3 dimensions de plusieurs centaines de millions de galaxies. En effet, la lumière émise par ces galaxies est déformée par l’interaction gravitationnelle de la matière située entre elles et la Terre : mesurer les déformations présentes sur les images obtenues par Euclid permettra donc de savoir comment cette matière se distribue dans l’Univers, et comment elle évolue dans le temps. Des informations précieuses car elles permettront d'en savoir plus sur cette mystérieuse énergie sombre…

Pour réaliser ce colossal travail de cartographie, Euclid aura à sa disposition plusieurs instruments développés par un consortium international dirigé par la France. Le CNES participe à ce consortium en assurant la responsabilité système du segment sol. C’est également un chef de projet du CNES qui pilote le développement de l’instrument NISP (Near Infrarouge Spectro-Photometer), un spectro-photomètre chargé de cartographier les grandes structures de l’Univers. Le CNES soutient par ailleurs les laboratoires français engagés dans le consortium Euclid.